POÈME

Appel de l’âme

Ton silence cristallise le temps précieux,

Et pourtant je t’entends chuchoter en mon cœur.

Nos âmes, retrouvées, poursuivent de vœux pieux

Elles naviguent, pures, au-delà de nos peurs

 

A leurs appels, en cette aube, sommes-nous sourds ?

Sous la lumière cristalline soyons digne.

Pouvons-nous rester aveugles dans ce parcours ?

Sans que des foudres divines nous réalignent.

 

La résignation est une fausse croyance,

Seule l’acceptation nous apporterait vie.

Épanouis, nous le vivrons dit la voyance

Si seulement si cela devient nos envies.

 

Les yeux fermés ma main effleure ton visage,

Une bénédiction serait ta main tendue.

Ils nous suffiraient seulement d’être des sages

Pour que disparaissent tous les malentendus.

 

 

B.L  07 01 2020

                                                                                        Fusion

Et si nos mains attirées l’une par l’autre s’entrelacer,

Et si nos yeux grand ouvert ne cesser de se reconnaître,

Et si nos corps assemblés ne former qu’un Tao,

Et si de cette union un Agapè s’éparpiller.

 

Que se passerait-il pour nos âmes ?

En seraient-elles plus épanouies ?

Les plantes en seraient-elles plus vibrantes ?

Les animaux se sentiraient-ils plus sereins ?

 

Et si nous marchions, côte à côte, libre,

Et si nos cœurs, à l’unisson, vibraient à se répandre,

Et si nous écoutions, en conscience, l’esprit guide,

Et si de notre rencontre l’univers s’enivrer.

 

Que se passerait-il pour la vie ?

En seraient-elles plus enrichies ?

La terre en serait-elle ensemencée ?

Le vivant nous en serait-il reconnaissant ?

 

B.L 01 01 2020

Éléments

Si j’écoute le ruisseau qui chemine,

J’entends toute la fluidité de ses pas.

Je suis et tu es cela.

 

Si j’inspire l’invisible qui nourri,

Je suis traversé par le courant de l’éther.

Je suis et tu es cela.

 

Si je m’ouvre à ce paysage qui s’offre,

Je suis accueilli par la sérénité de ses bras

Je suis et tu es cela.

 

Si je vibre avec la flamme qui diffuse,

Je suis éclairé par la profondeur de son cœur.

Je suis et tu es cela.

 

Si je prends soin de moi je prends soin de toi,

Et si je prends soin de toi je prends soin de ce qui est.

Je suis et tu es cela.

 

B.L   2004

Aurore

La nuit s’éclaircit laissant entrevoir

Une journée délicate.

Ma tête se tourne instinctivement

Face au soleil souriant.

Ce matin les cieux me semblent limpides

Et une caresse venue d’ailleurs

Enveloppe ma substance

Secouant les poussières d’un sommeil hivernal.

Je respire un BONJOUR

 

B.L   01.12 01 

Primus Tempus

Le souffle du printemps ranime

Le désir somnolant de respirer pleinement.

Mes projets se projettent comme un geai cajole s’envole,

Éclaboussant de clarté l’émoi d’hiver.

La nature de mes envies bourgeonne

Tel un hêtre empreint de sérénité

Et la fleur s’épanouit ouvrant ses pétales

Accueillant le faux bourdon

Dans une sonorité douce et moelleuse.  

 

B.L     09.04.02

Les dix clés

- Respire librement le souffle régénérateur  du parfum de la vie,

- Sens la terre chaude sous tes pieds monter aux travers de tes racines,

- Laisse le ciel éclairci au dessus de ta tête descendre comme une   pluie d’étoiles,

- Éprouve la sensation d’une vision provenant d’un œil unique,

- Regarde tes bras se déployer pour contenir le monde,

- Répands l’amour au delà de ce corps, nourri de la sève dont seul l’âme connaît l’alchimie,

- Entre tes oreilles se trouve le monde; écoute bien s’infiltrer la vérité de ces voix intérieures,

- Laisse s’exprimer l’enfant intérieur, l’être authentique qui sommeille en toi,

- Laisse toi porter par le courant sur ce fleuve enchanté,

- Et n’oublie pas tu es lumière substance divine incarnée sur la terre.

 

B.L  08.12.03

Euphorie

Jouissance du rire

Exécration de la peine

Le parfum de la joie

Embaume les visages

Laissant échapper de ses orifices

Le son du plaisir

Décadence auditive

Le sillon se propage

Bousculant l’esprit

Réveillant la folie

C’est l’éclat de rire

J’en pleure.

 

B.L    1993

L’Essence

J’ai entendu l’abeille me chuchoter le chemin,

Dans cette direction j’ai aperçu une fleur toute en couleur,

Je me suis approché, attiré par son parfum.

Elle avait encore de la rosée, tout doucement, délicatement avec mes lèvres, je l’ai goûté,

Ma main s’approcha et remonta sa tige jusqu’à caresser ses pétales et son cœur duveteux.

De la lumière nous traversa, une joie, un plaisir, une harmonie, une unité,

Venait d’être apporté à travers tous les sens.

 

B.L 2010

Marianne Williamson, dans son livre

A Return to Love: Reflections on the Principles of a Course in Miracles:

 

   Notre plus grande peur n’est pas que nous soyons inadéquats. Notre peur la plus profonde est que nous soyons puissants au-delà de ce qui est mesurable. C’est notre lumière, pas notre obscurité qui nous effraie le plus.

    Nous nous demandons: « Qui suis-je pour être brillant, merveilleux, talentueux, fabuleux ? «  En fait, qui êtes-vous pour ne pas l’être? Vous êtes un enfant de dieu.

    Jouer petit ne sert pas le monde. Se rétrécir devant les autres pour qu’ils ne se sentent pas en insécurité ne fait pas preuve d’une attitude éclairée.

 

    Nous sommes tous voués à briller, comme le sont les enfants. Nous sommes nés pour manifester la gloire de dieu qui est en nous. Ce n’est pas le sort de quelques-uns d’entre nous, c’est le sort de tout en chacun. Et quand nous laissons notre propre lumière briller, nous donnons sans être conscient, la possibilité aux autres de faire la même chose. Quand nous sommes libérés de notre peur, notre présence libère automatiquement celle des autres.